Introduction aux contrats pour différence

CFD

Les Contracts for Difference (CFD) ont attiré l'attention des investisseurs particuliers actifs depuis leur introduction sur le marché au détail en 1999. Avant Internet, les informations sur les marchés financiers mondiaux et le trading des titres étrangers n'étaient pas facilement accessibles. Les traders particuliers ne pouvaient pas parier sur la chute des prix, car les actions devaient être empruntées en grande quantités et des règles spécifiques (et parfois strictes) s'appliquaient pour les vendre à découvert. Les contrats pour différence ont changé le marché et apporté une révolution dans le trading en offrant aux traders la possibilité de spéculer sur la hausse ou la baisse des titres avec un effet de levier via un ordinateur et une connexion à internet. Les CFDs ont eu peu de rivaux dans le secteur des services financiers, ils ont été rapidement adoptés par des investisseurs à la recherche d'une indépendance financière.

Un contrat pour différence est un produit financier dérivé d'un instrument sous-jacent. Il n'y a aucun reçu ou livraison de l'instrument sous-jacent, le résultat de l'échange (la différence de trésorerie entre le prix d'achat et le prix de vente) est réglé en espèces. Les CFDs sont disponibles nombreux actifs sous-jacents, des actions individuelles aux indices boursiers, en passant par les devises et les matières premières.

Le marché britannique CFDs existe depuis les années 80, il est ensuite devenu très dynamique depuis le milieu des années 90 avec l'introduction d'internet. Le marché des CFDs a explosé en Grande-Bretagne alors que le marché baissier de 2000-2002 s'installait et que les investisseurs exigeaient plus d'effet de levier et de meilleurs moyens pour vendre des actions à découvert. Depuis lors, les CFDs sont devenus un pilier au Royaume-Uni, tant pour les investisseurs professionnels que privés.

Le volume de trading sur CFD actions a considérablement augmenté au cours des dernières années. A l'exclusion des échanges entre les entreprises professionnelles telles que les banques d'investissement et les courtiers, les CFDs sur actions représentent environ 30% de toutes les transactions boursières au Royaume-Uni.

La demande a également augmenté en Europe continentale, les institutions utilisent les CFD à des fins de couverture, et les traders au détail tendent vers les CFD pour remplacer les produits d'investissement plus traditionnels comme les warrants et les certificats.

Quatre événements significatifs se sont combinés pour accélérer le processus de désintermédiation, la suppression de l'intermédiaire et un transfert important de pouvoir financier des banques d'investissement et des institutions financières à l'individu. Sans ordre particulier, il s'agit de l'introduction des SET en octobre 1997, de l'évolution des nouveaux instruments financiers et dérivés, de la visibilité totale du marché via le niveau II et de l'impact de l'internet comme moyen de ressources et d'exécution.

Les CFDs sont entrés sur le marché de détail en 1998, près de dix ans après s'être imposés comme une alternative légitime au trading traditionnel des actions dans l'arène institutionnelle. Le moteur de leur évolution a été une combinaison du régime de droits de timbre prohibitif au Royaume-Uni et de la difficulté d'établir et de maintenir des positions courtes sur les actions individuelles. Les CFDs sont parfaitement adaptés au trading à court terme. Ils ne sont ni un substituts, ni un autre moyen pour investir à long terme.

Un marché plus accessible

Comme mentionné ci-dessus, quatre événements assez significatifs ont convergé pour rendre le marché boursier britannique plus accessible, visible, rentable et convivial.

En octobre 1997, la Bourse de Londres (LSE) a introduit le SET, un système informatisé axé sur les ordres pour remplacer le système traditionnel de tenue de marché pour les 200 plus grandes valeurs. Bien qu'initialement traité avec scepticisme, le SET est maintenant fermement établi comme la principale source de découverte de prix et de liquidité. Les derniers chiffres du LSE montrent que plus de 60% des transactions ont lieu sur le SET. Le SET est également utilisé pour déterminer les prix de clôtures officiels et les enchères pré-, intra et post-marché qui offrent aux traders de CFD de nombreuses opportunités de trading. La possibilité de devenir un faiseur de prix "price maker" plutôt qu'un simple preneur de prix "price taker" et d'être en mesure de soumettre des ordres à cours limité dans le spread du marché est une caractéristique clé du marché moderne.

Les CFD ne sont pas les seuls instruments financiers à avoir connu une forte croissance. La popularité du spreadbetting, l'introduction par le LIFFE de l'Universal Stock Futures et l'utilisation croissante du marché des options sont autant d'indices de l'appétit des investisseurs.

La capacité de voir la profondeur du marché (niveau II) est maintenant devenue essentielle. Un certain nombre de brokers offrent ce service, le fait de pouvoir voir touts les ordres d'achats et de ventes soumis dans les marchés offre un aperçu efficace du rapport de force entre les acheteurs et les vendeurs. Cependant, ces informations doivent également être considérées avec prudence, car les Markets Makers et les autres participants peuvent volontairement "charger" leurs books avec plusieurs ordres pour donner une fausse impression qu'un support est bien soutenu, ces ordres disparaissent généralement comme par magie dès qu'ils sont proches d'être remplis. La profondeur du marché place l'individu sur un pied d'égalité avec les grandes institutions, mais elle ne doit pas être considérée comme une aide au trading ou une source d'information unique.

Le quatrième événement important est la croissance et la prolifération d'internet, à la fois en tant que ressource et en tant que moyen d'exécution. Le fait que le spredbetting en ligne ait bénéficié d'une croissance aussi forte ne peut être totalement indépendant du fait qu'il est anonyme et qu'il peut être réalisé avec peu de contacts humains. L'internet a joué un rôle majeur en rapprochant les marchés, en augmentant leur visibilité, en réduisant les frais de courtage et en permettant un traitement des ordres de tading presque direct. Au Royaume-Uni, contrairement aux États-Unis, les nouvelles qui sont susceptibles de faire bouger les prix sont souvent diffusées pendant la journée de trading, ce qui confère traditionnellement un avantage inhérent aux banques d'investissement et aux teneurs de marché qui peuvent ajuster leurs prix en conséquence. Maintenant, avec le carnet d'ordres et un accès direct, les particuliers peuvent également agir rapidement pour profiter de prix inexacts.

Quels types de CFD sont disponibles

Comme vous le savez probablement, vous pouvez acheter des contrats pour différence sur de nombreux instruments financiers sous-jacents, comme des actions, des indices, des devises, etc. Le format d'un CFD est flexible, il suffit seulement d'un marché suffisamment liquide avec de nombreuses transactions pour qu'un broker puisse créer un CFD.

Un broker peut opérer de deux manières, et une troisième étant maintenant disponible uniquement sur le marché australien. Le premier modèle de courtage est celui des teneurs de marché (markets makers -MM). Un courtier CFD MM, fixe les prix d'achat et de vente en fonction du marché sous-jacent pour ses clients. Bien que cela se résume finalement à un contrôle total du courtier, et donc que certaines personnes pensent qu'elles peuvent être manipulées, c'est un système viable qui est utilisé par les bourses partout dans le monde. La concurrence du grand nombre de courtiers CFD qui offrent ce type de service sert à maintenir des prix honnêtes dans l'ensemble, même si certaines plaintes sont parfois justifiées.

Le deuxième système utilisé par les brokers CFD est le modèle d'accès direct au marché (Direct Market Access - DMA). Ce système de courtage permet au trader d'avoir directement accès à l'instrument sous-jacent, il est donc plus facile de lui faire confiance pour refléter fidèlement les prix des marchés. Alors qu'avec le système des teneurs de marché, les traders se plaignent souvent des re-cotations lorsqu'un ordre est refusé. Avec le système DMA, les ordres sont toujours exécutes si la liquidité est suffisante, car les ordres sont placés directement sur le titre sous-jacent, mais ils peuvent parfois subir un slippage (différence entre le prix demander et le prix obtenu) si la liquidité pour le prix demandé n'est pas suffisante..

Le troisième système est appelé "exchange traded CFDs". Ces CFD sont négociés directement sur une bourse centralisée. Ce système qui a été introduit dans la bourse australienne (ASX) en 2007 bénéficie de la surveillance du gouvernement australien, il est donc aussi fiable que les actions traditionnelles. Il élimine le risque de contrepartie, ou le risque de défaut d'un courtier, car ces CFD sont garantis par l'ASX. Il y a aussi plusieurs inconvénients, le nombre de CFD disponibles est limité et les coûts sont généralement plus élevés, car ils doivent couvrir les frais de change ainsi que les frais du broker.